Des entreprises technologiques ont transmis les noms de fonctionnaires néerlandais à une commission sénatoriale américaine
Microsoft, Meta et d'autres entreprises technologiques ont partagé les noms de fonctionnaires et de chercheurs néerlandais avec une commission sénatoriale américaine qui examine les règles technologiques européennes comme de la « censure ». Le gouvernement juge cela « extrêmement préoccupant ».
Points clés
- Des entreprises technologiques telles que Microsoft et Meta ont partagé les noms de fonctionnaires et de chercheurs néerlandais avec une commission sénatoriale américaine.
- Cette commission examine la réglementation européenne applicable aux plateformes technologiques, que les États-Unis qualifient de « censure technologique ».
- Le gouvernement néerlandais qualifie la transmission de ces noms d'« extrêmement préoccupante ».
- La crainte est que les fonctionnaires concernés puissent être soumis à des pressions, par exemple via des interdictions d'entrée sur le territoire ou des sanctions.
Des entreprises technologiques telles que Microsoft et Meta ont partagé les noms de fonctionnaires et de chercheurs avec une commission sénatoriale américaine, selon NOS Tech, sur la base d'un reportage de Vrij Nederland. Il s'agit de personnes impliquées dans l'application de la réglementation européenne encadrant les plateformes technologiques. Le gouvernement américain considère ces règles européennes comme de la « censure » et les fait examiner.
Le gouvernement néerlandais a réagi en qualifiant cette démarche d'« extrêmement préoccupante ». L'inquiétude porte sur le risque que les fonctionnaires et chercheurs concernés puissent être soumis à des pressions — par exemple par des interdictions d'entrée sur le territoire ou des sanctions. Vrij Nederland souligne qu'un ancien commissaire européen impliqué dans une législation technologique similaire avait déjà été confronté à de telles pressions.
Qu'est-ce que cela signifie pour le BeNeLux ?
Les fonctionnaires néerlandais travaillant à la mise en œuvre ou à l'application des règles technologiques européennes — telles que le Digital Services Act ou le Digital Markets Act — pourraient se retrouver dans une position vulnérable à la suite de ces révélations. Lorsque des noms sont transmis à une autorité gouvernementale étrangère qui considère ces règles comme de la censure, le risque de pression politique sur des fonctionnaires individuels s'en trouve accru. Pour les gouvernements et les autorités de contrôle du BeNeLux actifs dans ce domaine, il s'agit d'une évolution à suivre de près.