Les Pays-Bas risquent de perdre leur rôle de porte d'entrée numérique vers l'Europe au profit de l'Espagne, du Portugal et de la France
La Dutch Data Center Association avertit dans son rapport annuel 'State of the Dutch Data Centers 2026' que des procédures d'autorisation de 4,5 ans en moyenne et des réseaux électriques surchargés freinent la croissance du secteur néerlandais des données, tandis que d'autres pays européens accueillent les investisseurs à bras ouverts.
Points clés
- La Dutch Data Center Association avertit que les Pays-Bas risquent de perdre leur position de 'digital gateway to Europe'.
- Les procédures d'autorisation durent en moyenne 4,5 ans et les réseaux électriques sont surchargés, ce qui bloque la croissance.
- Des pays comme l'Espagne, le Portugal et la France accueillent les investisseurs en centres de données à bras ouverts.
- Le secteur fait également face à une file d'attente pour de nouveaux câbles sous-marins vers l'étranger.
La Dutch Data Center Association (DDA) tire la sonnette d'alarme dans son rapport annuel 'State of the Dutch Data Centers 2026' : les Pays-Bas risquent de perdre leur rôle de porte d'entrée numérique vers l'Europe au profit de concurrents au sein de l'UE.
Selon le rapport — relayé par Techzine et Emerce — les entreprises néerlandaises d'hébergement et de centres de données se retrouvent coincées dans des files d'attente pour le raccordement électrique, les permis et la capacité en câbles sous-marins vers l'étranger. Les procédures d'autorisation durent en moyenne 4,5 ans, tandis que les réseaux électriques sont surchargés.
Parallèlement, l'Espagne, le Portugal et la France accueillent activement les investisseurs en centres de données, selon la DDA. Ces pays menacent ainsi de reprendre la position dominante que les Pays-Bas occupaient depuis des années dans l'infrastructure numérique européenne.
Qu'est-ce que cela signifie pour le BeNeLux ?
Les Pays-Bas font traditionnellement office de nœud pour le trafic internet et l'infrastructure cloud dans le BeNeLux et plus largement en Europe. Si les problèmes de permis et de réseau persistent et que les investissements se déplacent vers le sud de l'Europe, cela pourrait avoir des répercussions sur la disponibilité et la compétitivité des services numériques proposés depuis les Pays-Bas aux entreprises et aux consommateurs belges, néerlandais et luxembourgeois. La DDA appelle implicitement à agir pour préserver cette position, bien que le rapport ne mentionne aucune mesure politique concrète.