Solvinity conteste en justice l'interdiction d'acquisition par Kyndryl imposée par l'État
Solvinity, le gestionnaire de DigiD, fait appel contre l'interdiction imposée le mois dernier par la secrétaire d'État Willemijn Aerdts sur l'acquisition par l'américain Kyndryl.
Points clés
- Solvinity introduit un recours contre l'interdiction d'acquisition imposée par la secrétaire d'État Aerdts (Économie numérique et Souveraineté).
- La secrétaire d'État a bloqué l'acquisition envisagée de Solvinity par l'entreprise américaine Kyndryl.
- Un porte-parole de la secrétaire d'État a confirmé le recours à l'agence de presse ANP, après une information du NRC.
Solvinity, l'entreprise qui gère DigiD — le système central de connexion permettant aux Néerlandais d'accéder aux services publics — saisit la justice pour contester l'interdiction d'acquisition imposée par l'État néerlandais. C'est ce que rapporte NU.nl sur la base d'une confirmation d'un porte-parole de la secrétaire d'État Willemijn Aerdts (Économie numérique et Souveraineté) à l'agence de presse ANP, après une information du NRC.
Aerdts avait imposé le mois dernier une interdiction sur l'acquisition de Solvinity par l'américain Kyndryl. Solvinity a désormais introduit un recours contre cette décision.
Qu'est-ce que cela signifie pour le BeNeLux ?
L'affaire constitue un test concret pour la politique néerlandaise en matière de souveraineté numérique — l'idée que les infrastructures numériques critiques ne peuvent pas tomber sans condition entre des mains étrangères. DigiD concerne pratiquement chaque Néerlandais qui effectue des démarches numériques auprès des pouvoirs publics. L'issue du recours de Solvinity contribuera à déterminer jusqu'où l'État néerlandais peut aller dans le blocage d'acquisitions étrangères de fournisseurs de services numériques critiques.