SOMI lance une action collective contre Snapchat pour conception addictive et violations de la vie privée
L'organisation à but non lucratif Stichting Onderzoek Marktinformatie (SOMI) a intenté une action collective contre Snapchat aux Pays-Bas et dépose simultanément une lettre d'avertissement formelle auprès de Snapchat en France.
Points clés
- SOMI lance une action collective contre Snapchat Pays-Bas pour les caractéristiques de conception addictive de la plateforme.
- SOMI soutient également que Snapchat utilise des données personnelles de manière illicite à des fins de publicité ciblée.
- Selon SOMI, les mineurs sont exposés à des contenus nuisibles et illégaux sur la plateforme.
- SOMI dépose simultanément une lettre d'avertissement formelle auprès de Snapchat en France.
Stichting Onderzoek Marktinformatie (SOMI), une organisation à but non lucratif néerlandaise, a engagé des poursuites judiciaires contre Snapchat. Selon Emerce, SOMI intente une action collective contre Snapchat aux Pays-Bas et envoie une lettre d'avertissement formelle à Snapchat en France.
L'affaire repose sur trois axes : les caractéristiques de conception addictive de la plateforme, l'utilisation présumée illicite de données personnelles à des fins de publicité ciblée, et l'exposition des utilisateurs — en particulier des mineurs — à des contenus nuisibles et illégaux.
Qu'est-ce que cela signifie pour le BeNeLux ?
L'action judiciaire se déroule directement sur le territoire néerlandais et concerne donc les utilisateurs de Snapchat aux Pays-Bas. Une action collective — par laquelle une fondation agit en justice au nom d'un groupe de personnes lésées — peut en principe contraindre Snapchat à verser des indemnisations ou à modifier ses pratiques au bénéfice d'un large groupe de personnes concernées, dont les utilisateurs mineurs et leurs parents dans le BeNeLux.