Un actif informatique sur cinq échappe à la gestion des correctifs et à la sécurité, alors que les patches pour les principales vulnérabilités étaient déjà disponibles
Pour près d'un actif informatique sur cinq, la gestion des correctifs ou de la sécurité fait défaut, alors qu'un patch était disponible pour chacune des dix vulnérabilités les plus exploitées. C'est ce que révèle une étude d'Arctic Wolf portant sur plus de 800 000 actifs analysés.
Points clés
- Dix pour cent des actifs informatiques ne disposent d'aucune sécurité endpoint, selon Arctic Wolf.
- Un correctif était disponible pour chacune des dix CVE les plus exploitées au moment de leur exploitation.
- 65 pour cent des cas d'incident response hors BEC sont attribuables à l'exploitation de services d'accès à distance.
Près d'un actif informatique sur cinq échappe à la gestion des correctifs ou à la sécurité. C'est l'un des résultats marquants de l'étude menée par la société de cybersécurité Arctic Wolf, qui a analysé plus de 800 000 actifs informatiques.
Selon l'étude, dix pour cent des actifs ne disposent d'aucune sécurité endpoint. Par ailleurs, il s'avère que pour chacune des dix CVE les plus exploitées — des vulnérabilités auxquelles est associé un numéro officiel Common Vulnerabilities and Exposures — un correctif était déjà disponible au moment où les attaquants les ont exploitées. Le problème ne réside donc pas dans l'absence de solutions, mais dans leur déploiement.
L'exploitation des services d'accès à distance joue également un rôle majeur : 65 pour cent des cas d'incident response ne relevant pas de la fraude par e-mail professionnelle (BEC) sont imputables à des attaques via ce type de services.
Qu'est-ce que cela signifie pour le BeNeLux ?
Les organisations du BeNeLux qui utilisent des outils d'accès à distance — tels que des solutions VPN ou des services de bureau à distance — courent un risque accru si ceux-ci ne font pas l'objet d'une surveillance active et d'une mise à jour régulière des correctifs. Les chiffres d'Arctic Wolf montrent que des vulnérabilités connues restent longtemps non corrigées même après la mise à disposition d'un patch, offrant ainsi aux attaquants une large fenêtre d'opportunité. Disposer d'un inventaire complet et à jour de tous les actifs informatiques est la première étape pour éliminer les angles morts dans la gestion des correctifs.